À la fin du XVIIIe siècle, la peste était largement sous contrôle en Europe. Mais pas les rats – au contraire. En attendant, les flottes marchandes ont un nouveau rongeur dans leurs bagages. Rattus norvegicus – le rat brun, un habitant de la steppe d’Asie centrale au mode de vie plutôt souterrain.

Dans sa nouvelle maison européenne, il ne s’installe pas dans les étages supérieurs des maisons et des greniers comme le rat domestique. Les territoires préférés du Rat de Norvège sont les caves et les égouts. Les décharges aiment aussi coloniser les animaux.

Bien que le rat de maison et le rat de Norvège ne se gênent pas l’un l’autre en ce qui concerne leurs déplacements, le rat de Norvège a plus de succès et se reproduit fortement.

Depuis 1975, le rat domestique – au Moyen-Âge, on n’en aurait pas rêvé – figure sur la liste rouge de l’Accord de Washington sur la protection des espèces menacées en Europe centrale.

Combats sanglants et expérimentation animale

Au début du XIXe siècle, la peste des rats est devenue un événement sportif douteux en Angleterre. Les rats étaient capturés pour se mesurer aux terriers dans les combats de salon. En 1861, le record mondial du terrier est de 25 rats mordu en une minute.

Souris

Lorsqu’on traque pour se procurer des rats, on attrape parfois une variante albinos. Ils ne sont pas utilisés dans les combats de terriers, mais sont présentés dans des expositions et élevés plus loin. Les rats blancs apprivoisés de l’exposition ne sont pas seulement jolis à regarder, ils suscitent aussi l’intérêt d’un tout autre côté”.

Le saut dans notre maison

Ceux qui travaillent avec les rats trouvent rapidement leur intelligence, leur curiosité et leur confiance séduisantes. Ainsi, de plus en plus de rats passent de leur prison en plastique dans le laboratoire à la confortable maison des humains. C’est le début de la vie du rat de compagnie.

Dans les années 1980, les rats apprivoisés étaient considérés comme un accessoire choquant pour les punks. Leur “rat d’épaule” combine deux caractéristiques. D’une part, on apprécie l’effet dégoûtant que les rats peuvent encore exercer sur les passants, d’autre part, le rongeur est un compagnon câlin, un animal câlin.