La résistance de la gonorrhée aux antibiotiques en Europe reste élevée mais stable…

La résistance de « Neisseria gonorrhoeae » (la bactérie derrière la gonorrhée) à l’antibiotique azithromycine se maintient à des niveaux élevés dans l’Union européenne et dans l’Espace économique européen (UE/EEE), bien qu’elle reste stable, selon les résultats du Programme européen de surveillance des antimicrobiens à gonocoques (Euro-GASP) du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) pour 2016. Ceci, comme le souligne l’organisme communautaire, « menace l’efficacité de la double thérapie actuellement recommandée pour la gonorrhée. En général, les taux de résistance à la céfixime, à la ceftriaxone et à l’azithromycine, les principaux antibiotiques prescrits, sont restés stables par rapport aux dernières années. Les céphalosporines dites de troisième génération sont les dernières options restantes pour un traitement antimicrobien de première ligne efficace seul. Comme la sensibilité de Neisseria gonorrhea à ces antimicrobiens avait diminué dans le passé, les lignes directrices européennes sur le traitement suggéraient l’ajout de l’azithromycine au cycle de base des céphalosporines ceftriaxone ou céfixime. Pour contrôler l’efficacité continue de ce traitement, les pays de l’Union européenne et de l’Espace économique européen participent au programme de surveillance Euro-GASP. Chaque année, ils présentent des isolats pour évaluer la sensibilité de’Neisseria gonorrhoeae’ aux antibiotiques couramment utilisés pour traiter la gonorrhée.

En 2016, 25 pays de l’UE/EEE ont collecté et analysé 2 660 isolats de gonocoques présentant des taux stables de résistance à la céfixime (2,1 %), à la ciprofloxacine (46,5 %) et à l’azithromycine (7,5 %) par rapport à 2015. Aucune souche résistante à la ceftriaxone n’a été détectée par rapport à une souche en 2015, cinq en 2014 et sept en 2013. En Espagne, les données sont similaires, bien que légèrement inférieures : céfixime (1,6 %), ciprofloxacine (57,5 %) et azithromycine (4,1 %). Alors que l’absence de résistance à la ceftriaxone parmi les isolats testés en 2016 est  » encourageante « , le niveau persistant de résistance à l’azithromycine est  » préoccupant, car il menace de réduire l’efficacité du double traitement recommandé avec la ceftriaxone et l’azithromycine « , disent-ils depuis l’ECDC. Parmi les patients pour lesquels on a recueilli des renseignements sur leur traitement en 2016, 86 % ont reçu de la ceftriaxone et plus de la moitié ont reçu de l’azithromycine en association………
« L’utilisation de deux antimicrobiens pour le traitement de la gonorrhée a probablement contribué à augmenter la susceptibilité à la ceftriaxone.

RÉDUIRE AU MINIMUM LA MENACE D’UNE GONORRHÉE INSOLUBLE

Avec plus de 75 000 cas signalés en 2016, la gonorrhée est la deuxième infection sexuellement transmissible (IST) la plus signalée dans les pays de l’UE/EEE. En plus de ces rapports, on connaît beaucoup plus d’infections asymptomatiques. Le succès du traitement de la gonorrhée avec des antibiotiques ne réduit pas seulement le risque de complications telles que les maladies inflammatoires pelviennes, les grossesses extra-utérines, l’infertilité ou l’augmentation de la transmission du VIH dans certains milieux. Combiné à des tests réguliers pour diagnostiquer et traiter les infections à un stade précoce, il constitue également l’une des principales stratégies de santé publique visant à réduire la transmission.
Compte tenu du nombre limité de solutions de rechange au traitement d’association actuel, introduit en 2012, l’ECDC a lancé un plan d’intervention régional pour lutter contre la gonorrhée multirésistante. Le CEPCM est en train de revoir le plan à la suite de rapports récents faisant état de souches de gonorrhée résistantes aux médicaments qui sont arrivées en Europe.

Pour plus d’informations sur la gonorrhée, n’hésitez pas à cliquer.

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