Pourquoi seulement sept pays dans le monde ont mis en œuvre le vote électronique

 

Au total, 36 546 270 citoyens sont appelés à voter aux élections générales de ce 20D, selon les données de l’INE. Lors des deux dernières élections de cette ampleur (2008 et 2011), plus de 70 % des électeurs appelés aux urnes ont exercé leur droit de vote. A cette occasion, toutes les prévisions prévoient que la participation pourrait être beaucoup plus élevée. Les bureaux de vote dans toute l’Espagne doivent recompter ce dimanche plus de 26.300.000 bulletins de vote, qui décideront qui aura le plus d’options pour être le prochain président. Un par un, tous les votes seront validés et transmis au bureau électoral. Quels sont les systèmes existants et comment fonctionne le vote électronique ? pourquoi sept pays seulement utilisent-ils la technologie électorale ?

Belgique, Brésil, Etats-Unis, Estonie, Philippines, Inde et Venezuela. Ce sont les seuls pays où l’utilisation du vote électronique a été pleinement mise en œuvre. Depuis le début des systèmes de vote électronique dans les années 1960, en passant par l’utilisation de cartes perforées, jusqu’aux récents systèmes de balayage optique pour recueillir les votes exprimés sur les bulletins de vote, il existe de nombreuses méthodes appliquées dans ce domaine.

 

Voter au moyen de machines d’enregistrement électronique direct

Certains pays, comme le Brésil, l’Inde, le Venezuela ou les États-Unis, utilisent des machines d’enregistrement électronique direct (DRE), qui recueillent et comptent les votes sur une seule machine. Dans cette méthode, le bulletin de vote est un écran, et l’électeur introduit son choix politique à travers des systèmes entièrement technologiques.

Après avoir exercé son droit, le citoyen récupère un reçu de vote et c’est la machine elle-même qui est chargée d’effectuer le dépouillement une fois la journée terminée. En 2004, 28,9 % des électeurs inscrits aux États-Unis ont eu recours à une forme quelconque d’ERD.

 

Vote électronique sur papier

Il existe d’autres systèmes qui mélangent les médias numériques et analogiques. Dans le « vote électronique sur papier », le citoyen marque son élection sur un bulletin de vote. Un système de balayage optique ou de tabulation électronique enregistre ensuite le vote et le compte pour le décompte total.

Outre les systèmes de balayage optique, cette méthode comprend également le vote au moyen de machines de vote ou de cartes perforées. Plus tard, le vote au crayon a également été incorporé.

Les progrès technologiques rapides ont récemment permis d’inclure un marqueur de vote électronique, qui permet aux citoyens de choisir une option politique lors d’une élection à l’aide d’une machine à voter munie d’un écran sensible aux doigts, semblable à un ERD.

 

Vote par Internet

Internet a révolutionné le monde connu. L’information est accessible à tous et la participation est facilitée sous tous ses aspects. Certains pays ont mis en place des systèmes de vote par Internet comme modalité de vote à distance.

Ce système a été utilisé lors d’élections et de référendums gouvernementaux comme au Royaume-Uni, en Estonie ou en Suisse, et lors d’élections municipales comme au Canada ou d’élections primaires comme aux États-Unis ou en France.

Dans certains pays, comme l’Estonie, le vote par téléphone mobile par Internet a été introduit. Pour cela, une carte SIM est nécessaire, qui servira à vous identifier. En outre, une carte d’identité mobile doit également être activée sur le site Web de la police du pays.

 

États-Unis, Espagne, Pays-Bas et Royaume-Uni : succès, échecs et réticences

Le problème principal et la source de toute méfiance réside dans la fiabilité du système. Beaucoup considèrent qu’il est plus sûr de déposer un bulletin de vote dans une urne que de compter sur une machine pour recueillir et compter les bulletins. L’expérience permet cependant d’améliorer un système qui peut aider à accélérer le comptage.

Les États-Unis ont une longue relation avec le vote électronique. Chaque Etat, voire chaque Comté, peut décider du système par lequel ses électeurs choisiront leurs représentants. Depuis 1892, date à laquelle un système de leviers mécaniques assignés à un candidat spécifique a été utilisé pour la première fois grâce à la machine « Myers Automatic Booth », les Américains ont vu la mécanique du vote s’améliorer. Cependant, des erreurs et des manipulations ont également existé, générant des sons controversés. Lors de l’élection présidentielle américaine de 2000, au cours de laquelle George W. Bush a battu Al Gore d’une manière très controversée, certaines machines à voter sur papier avec balayage optique ont suscité des soupçons. En 2012, en revanche, certains utilisateurs ont signalé de graves dysfonctionnements sur les réseaux.

 

Le vote électronique a été testé en Espagne lors des élections de 2004. À cette occasion, trois bureaux de vote ont procédé à un test de vote électronique à distance. En 2005, à l’occasion du référendum d’approbation ou de rejet de la Constitution européenne, le test a été réalisé via Internet, mais sans aucune validité. L’automatisation des tâches les plus importantes des bureaux de vote a également été testée lors de diverses élections de 2008 à 2011. Les tests n’ont pas eu beaucoup de succès et la participation à ces tests a été faible.

Dans le cas des Pays-Bas, depuis 1965, la législation électorale permet le vote électronique. En 2006, une équipe de spécialistes a toutefois découvert de graves failles de sécurité dans les systèmes de vote. Ce rapport a abouti au retour officiel du Gouvernement à un vote sur papier en 2008.

 

D’autres pays, comme le Royaume-Uni, semblent avoir fermé la porte au vote électronique. Entre 2002 et 2007, le pays a mené une trentaine d’essais pilotes, mais la Commission électorale a déclaré qu’il n’y avait pas suffisamment de garanties pour continuer à appliquer cette technologie. L’idée a donc été complètement rejetée.

Tout changement provoque une réticence et une méfiance à l’égard de l’être humain. La crainte d’une cyberattaque par des pirates informatiques peut toutefois être comparable à la peur d’acheter des votes ou de manipuler les urnes et les bulletins de vote. Comme dans tous les domaines, la technologie peut améliorer les systèmes, à condition qu’elle soit supervisée par des personnes, et si elles sont honnêtes, tant mieux.

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